
Légende : location touristique en Espagne, quelles étapes pour louer légalement ?
Mis à jour en mars 2026
Le marché de la location touristique en Espagne est l’un des plus dynamiques d’Europe, mais aussi l’un des plus réglementés. Avec plus de 94 millions de touristes accueillis chaque année, 330 000 logements touristiques légaux (INE) et plusieurs milliers qui ne le sont pas, l’Espagne a profondément revu son cadre légal entre 2025 et 2026.
On parle de location touristique dès lors qu’un logement est loué de manière répétée pour de courtes durées — jusqu’à 31 jours maximum. Au-delà, on bascule dans la location temporaire (alquiler de temporada), soumise à un cadre juridique différent et nettement moins contraignant.
Le guide Terreta Spain de la location touristique en Espagne vous explique tout ce que vous devez savoir sur le sujet avant de vous lancer à l’aveugle. Spoiler : ça pourrait vous coûter très très cher.
Où peut-on encore louer en touristique en Espagne ?
Pourquoi la réglementation s’est-elle durcie ?
Le boom des plateformes comme Airbnb et Booking a transformé des milliers de logements résidentiels en hébergements touristiques, notamment dans les grandes villes et sur le littoral. À Madrid, Barcelone, Valence, Alicante, etc. les belles rentabilités promises par ce type de location ont séduit les propriétaires et déséquilibré le marché du logement.
La location touristique connaît aujourd’hui un tournant décisif, avec de nouvelles obligations nationales, des contrôles renforcés et des pouvoirs accrus pour les copropriétés.
La réponse des pouvoirs publics est structurée autour de trois objectifs :
- Lutter contre la fraude fiscale ;
- Rééquilibrer le marché du logement dans les zones sous pression touristique ;
- Professionnaliser le secteur.

Légende : Quartier El Carmen, Valence
Photo : Terreta Spain
Le cadre légal en 2026 : trois niveaux à connaître
La réglementation espagnole repose sur une architecture à trois niveaux. Il est indispensable de la comprendre avant de se projeter.
Niveau national : les obligations communes à toute l’Espagne
Depuis juillet 2025, l’Espagne applique l’une des réglementations les plus ambitieuses d’Europe en matière de locations touristiques, conformément au règlement européen et au décret royal 1312/2024. Ce cadre légal, pleinement opérationnel au 1er janvier 2026, introduit un registre unique de locations de courte durée et un guichet numérique unique géré par le Ministère du Logement.
Concrètement, deux obligations nationales s’appliquent à tous :
- Depuis le 1er juillet 2025, tout logement touristique doit disposer d’un numéro d’enregistrement national obtenu via la Ventanilla Única Digital de Arrendamientos (VUD). Sans ce numéro, les plateformes comme Airbnb ou Booking refusent la publication de l’annonce.
- Le Guichet Unique Numérique exige également la transmission d’un registre des voyageurs via le système SES.HOSPEDAJES. Jusqu’à 21 champs d’information sont désormais requis dans les 24 heures suivant l’entrée du client.
Niveau régional : la licence touristique
Chaque communauté autonome délivre sa propre licence avec ses propres exigences. Les appellations varient : VUT en Andalousie et à Valence, HUT en Catalogne, ETV aux Baléares.
- Attention, la licence régionale et le numéro VUD sont complémentaires — les deux sont obligatoires.
Niveau local (copropriété et mairie)
Depuis le 3 avril 2025, la réforme de la Loi sur la Propriété Horizontale (LPH) permet aux copropriétés de restreindre ou interdire l’activité touristique avec un vote à la majorité des 3/5. Les charges de copropriété peuvent également être majorées jusqu’à 20 % pour les biens à usage touristique.
Le conseil Terreta Spain : avant tout achat dans un immeuble, consultez les procès-verbaux d’assemblée générale pour vérifier qu’aucune restriction n’a été votée.
À titre d’exemple : l’un des membres de l’équipe Terreta a failli acheter un bien à Valence, dans le quartier du port (El Grau) dans un immeuble dont la communauté de copropriétaires était en train de rédiger de nouveaux statuts pour empêcher la location touristique. Il aurait été ballot de passer à côté de l’info.
Les documents indispensables
Quelle que soit la région, certains documents sont généralement exigés pour pouvoir louer le bien en toute légalité.
- Titre de propriété
- Cédula de habitabilidad (certificat d’habitabilité)
- Certificat énergétique
- Assurance responsabilité civile
- Compatibilité urbanistique (obligatoire dans certaines régions comme la Communauté Valencienne)
- Déclaration responsable
Le délai moyen d’obtention d’une licence touristique est de 1 à 3 mois selon la région et la complexité du dossier.
Quant aux frais administratifs de dépôt de dossier, ils varient selon les régions, mais comptez généralement entre 30 et 120 € selon la communauté autonome et la complexité du dossier.

Location touristique en Espagne : les règles concernant l’ameublement
Quelle que soit la région, le logement déstiné à être loué par des vacanciers doit être meublé et équipé. Les équipements généralement exigés sont :
- Lave-linge
- Plaques de cuisson
- Réfrigérateur
- Connexion wifi
Le propriétaire doit également fournir un numéro d’urgence joignable 24h/24 à chaque locataire à l’entrée dans les lieux.
Vous avez une question ? Contactez un conseiller Terreta Spain
Région par région : ce qui s’applique chez vous
Andalousie : accessible mais en évolution
L’Andalousie est la communauté autonome qui compte le plus de logements touristiques (plus de 80 000). Pour le moment, la procédure pour obtenir une licence est relativement accessible : il suffit d’une simple déclaration responsable auprès du Registro de Turismo de Andalucía (RTA) et d’un certificat d’habitabilité. La climatisation est obligatoire entre mai et septembre, le chauffage entre octobre et avril.
Attention cependant : à Málaga, depuis janvier 2025, un moratoire triennal interdit l’enregistrement de nouveaux logements touristiques dans 43 quartiers saturés où les locations touristiques représentent plus de 8 % du parc résidentiel. Marbella, en revanche, n’applique pas encore de contraintes particulières.
Niveau de sévérité : souple à intermédiaire — amendes jusqu’à 100 000 €.
Catalogne (Barcelone) : le marché le plus restrictif d’Espagne
En Catalogne, la licence est obligatoire et valable 5 ans, avec des quotas stricts. À Barcelone, l’objectif est la suppression progressive des licences d’ici 2028-2029 — les licences en cours ne seront pas renouvelées.
Le Plan d’Urbanisme Spécial d’Hébergement Touristique (PEUAT) bloque quasi toutes les nouvelles licences en centre-ville. Les amendes peuvent atteindre 600 000 €.
Le conseil Terreta Spain : si vous investissez en Catalogne pour faire de la location touristique, orientez-vous vers des zones périphériques ou choisissez un bien avec accès indépendant. Et surtout, anticipez la non-reconduction des licences existantes.
Niveau de sévérité : très strict — amendes jusqu’à 600 000 €.
Communauté Valencienne (Valence, Alicante, Gandia) : la vigilance est de mise
Valence ville — la régulation des “cinq cadenas”
Dans la Communauté, un rapport de compatibilité urbanistique délivré par la mairie est nécessaire avant toute demande de licence. Les boîtes à clés dans la rue sont interdites, la durée maximum par locataire est de 10 jours, et les amendes peuvent aller jusqu’à 600 000 €.
Après deux ans de moratoire, Valence activera dès avril 2026 sa nouvelle réglementation dite des “cinq cadenas”. Elle superpose cinq filtres cumulatifs — tous doivent être respectés simultanément :
- Moins de 2 % de logements touristiques dans le quartier
- Moins de 5 % dans le bloc cadastral
- Moins de 8 % de places touristiques par rapport aux habitants enregistrés
- Moins de 15 % de transformation de locaux commerciaux en hébergements
- Accès indépendant obligatoire, sans voisins dans les étages inférieurs
À cela s’ajoute l’accord des 3/5 de la copropriété, désormais obligatoire depuis la réforme de la Loi sur la Propriété Horizontale. Selon Juan Giner, le conseiller municipal d’Urbanisme, cette réglementation rend “quasiment impossible” la création de nouveaux appartements touristiques à Valence.
Le conseil Terreta Spain : opportunité à saisir avant l’entrée en vigueur : une mesure transitoire d’un an permet aux propriétaires de reconvertir leur logement touristique en résidence classique, sous conditions d’habitabilité.
En dehors de Valence, dans la communauté valencienne, la législation est moins stricte. Gandia dispose, par exemple, d’une législation bien plus favorable que Valence capitale. C’est l’une des raisons de ses excellentes rentabilités (~10 % brut).
Louer plus de 10 jours : l’astuce qu’on adore
À Valence, une location est considérée comme “touristique” (VUT) dès lors qu’elle dure moins de 10 nuits — et nécessite donc une licence. Pas de licence ? Proposez des séjours à partir de 11 nuits minimum : vous sortez du cadre VUT et pouvez publier sur Airbnb en toute légalité.
Cette astuce est spécifique à la Communauté Valencienne. Dans d’autres régions espagnoles, la location touristique peut couvrir des séjours jusqu’à 31 jours — le seuil des 11 nuits n’y change rien. Merci qui ?
Pour aller plus loin, découvrez nos ressources :
- Comment obtenir ou acheter une licence touristique à Valence ?
- Gandia, la destination rentable n°1 en Espagne
- Visitez Gandia en 3 jours
Niveau de sévérité : intermédiaire à strict selon la commune.
Îles Baléares (Majorque, Ibiza, Minorque, Formentera) : le plus coûteux
Les Baléares imposent un plafond de 90 000 places au total, des frais de licence élevés de 3 500 €, et une interdiction de nouvelles licences en immeubles collectifs depuis avril 2025. Les licences (ETV) sont valables 5 ans et renouvelables.
Niveau de sévérité : très strict — amendes jusqu’à 500 000 €.
Communauté de Madrid : en transition
Les licences à Madrid étaient suspendues jusqu’en février 2026, avec obligation pour les plateformes de retirer les annonces non enregistrées sous 48h. Le nouveau règlement municipal prévoit l’interdiction des locations touristiques dans les immeubles résidentiels du centre historique, sauf accès indépendant.
Niveau de sévérité : intermédiaire à strict dans le centre — amendes jusqu’à 190 000 €.
Îles Canaries, louer en touristique est encore jouable
Les Canaries limitent la location touristique à 10 % de la surface résidentielle, avec des décisions prises à l’échelon municipal et une taxe de séjour applicable.
Niveau de sévérité : intermédiaire — amendes jusqu’à 200 000 €.
Andalousie hors Málaga / Murcie / Almería / Galice — les zones les plus accessibles
Les zones rurales d’Aragon, Murcie ou Castille-et-León appliquent des procédures plus souples et des contrôles moins fréquents. La Galice dispose d’un cadre simplifié, avec des restrictions principalement dans les centres historiques.
Pour les investisseurs cherchant une entrée sur le marché touristique sans complexité administrative excessive, ces zones offrent un bon compromis rentabilité / accessibilité réglementaire.
Tableau récapitulatif par région
| Région | Licence | Sévérité | Amendes max |
| Andalousie | VUT — déclaration responsable | Souple | ~100 000 € |
| Málaga ville | VUT + moratoire 43 quartiers | Intermédiaire | ~100 000 € |
| Catalogne / Barcelone | HUT — quotas stricts, fin prévue 2028 | Très strict | 600 000 € |
| Communauté Valencienne | VUT + compatibilité urbanistique | Intermédiaire | 600 000 € |
| Gandia | VUT — législation favorable | Souple | — |
| Îles Baléares | ETV — quota 90 000 places, 3 500 € | Très strict | 500 000 € |
| Madrid | VUT — moratoire centre historique | Strict | 190 000 € |
| Îles Canaries | VUT — quota 10 % résidentiel | Intermédiaire | 200 000 € |
| Murcie / Almería | VUT — procédure souple | Souple | Variable |
| Galice | VUT — restrictions centres historiques | Souple | Variable |
La fiscalité de la location touristique
Les revenus de location touristique sont imposables en Espagne.
- Pour les non-résidents ressortissants UE/EEE, le taux est de 19 % sur le revenu net (voir notre fiche sur l’IRNR, l’Impôt sur le Revenu des Non Résidents).
- Pour les non-résidents hors UE, le taux est de 24 % sur le revenu brut (IRNR).
- Pour les résidents fiscaux en Espagne, ils s’intègrent à l’IRPF, l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques.
Une mesure à surveiller de près : le gouvernement espagnol a déposé une proposition de loi pour instaurer une TVA de 21 % sur les locations touristiques de moins de 30 jours dans les communes de plus de 10 000 habitants. Si elle est adoptée, cette mesure pourrait entrer en vigueur en 2026, avant l’échéance européenne de juillet 2028. Cela représenterait un changement majeur — actuellement, la grande majorité des locations touristiques ne sont pas soumises à la TVA.
La déclaration des revenus issus des locations touristiques s’effectue via le Modelo 210 pour les non-résidents, annuellement depuis 2024.
Pour en savoir plus, consultez notre guide complet sur la fiscalité locative en Espagne pour les non-résidents.
Les risques en cas de non-conformité
Ce n’est plus une légende urbaine : louer sans licence et sans numéro VUD expose désormais à des sanctions sévères.
Les amendes vont de 2 000 € à 600 000 € selon la région, avec possibilité de suspension ou retrait de la licence, suppression des annonces sur les plateformes, et risque de poursuites pénales pour violations graves.
Depuis janvier 2026, les plateformes transmettent mensuellement à l’Agencia Tributaria (les impôts) les données de tous les biens actifs, facilitant les contrôles croisés. Le risque de contrôle n’a jamais été aussi élevé.
- En 2025, à Valence, les amendes ont été multipliées par 7.
- À l’automne 2025, le gouvernement espagnol avait déjà retiré du marché plus de 50 000 biens loués illégalement (Euronews).
Location touristique ou longue durée : comment choisir ?
Face au durcissement réglementaire, de nombreux propriétaires s’interrogent sur la pertinence de la location touristique par rapport à la longue durée.
Location touristique : pour qui ?
- Propriétaires dans des zones à fort attrait touristique (Gandia, Costa del Sol, Baléares hors quotas)
- Biens avec accès indépendant dans les grandes villes
- Propriétaires prêts à investir dans la gestion ou à déléguer à une conciergerie
Location longue durée : pour qui ?
- Biens situés dans des zones à forte demande locative résidentielle (Valence, Madrid, Barcelone)
- Propriétaires non-résidents souhaitant une gestion passive
- Zones où les licences touristiques sont bloquées ou saturées
Location temporaire (alquiler de temporada) : l’alternative méconnue.
Il s’agit de contrats de 1 à 12 mois, souvent destinés aux professionnels en déplacement, aux étudiants ou aux digital nomads. Elle n’est pas soumise à la réglementation touristique mais bénéficie d’une flexibilité supérieure à la longue durée classique. C’est une option de plus en plus plébiscitée dans les grandes villes espagnoles.
La colocation : un choix ultra-rentable
Face au durcissement réglementaire, la colocation s’impose comme une alternative redoutablement efficace à la location touristique. Sans licence, sans contrainte administrative, elle peut générer 30 % de rentabilité supplémentaire par rapport à une location classique — un appartement de 4 chambres à Valence peut ainsi rapporter 1 600 à 2 000 €/mois contre 900 à 1 100 € en location traditionnelle.
Le principe : louer chambre par chambre à des étudiants, jeunes actifs ou professionnels en mobilité. La demande est forte et structurelle dans les villes universitaires comme Murcie, Valence ou Madrid.
Le conseil Terreta Spain : la colocation, ça ne s’improvise pas. Il faut un bien d’au moins 3 chambres bien situé, des travaux de rénovation ciblés (isolation phonique, cuisine fonctionnelle, salles de bain suffisantes) et une gestion plus active qu’en location classique — rotation fréquente, entretien des parties communes. Prévoyez de déléguer.
C’est précisément là qu’intervient Terreta Spain : notre service de rénovation immobilière transforme un appartement standard en colocation optimisée et rentable, de la conception à la livraison.
Contactez les experts Terreta Spain pour une étude de votre projet de rénovation.
Ce que ça coûte si vous ne respectez pas les règles
| Situation | Sanction |
| Location sans licence | 2 000 € à 600 000 € selon la région |
| Annonce sans numéro VUD | Suppression immédiate + amende |
| Non-déclaration des revenus | Majoration de 25 % |
| Violation grave répétée | Poursuites pénales |
À Valence, les amendes ont été multipliées par 7 en 2025. Depuis janvier 2026, les plateformes transmettent mensuellement les données de tous les propriétaires actifs à l’Agencia Tributaria. Le risque de contrôle n’a jamais été aussi élevé.
La checklist Terreta Spain avant de vous lancer dans la location touristique
Vérifier que la mairie autorise la location touristique dans la zone
Consulter les procès-verbaux de copropriété (vote 3/5 depuis avril 2025)
Obtenir la compatibilité urbanistique (obligatoire dans certaines régions)
Constituer le dossier de licence régionale (cédula, certificat énergétique, assurance RC)
S’enregistrer sur la VUD pour obtenir le numéro national
S’inscrire sur SES.HOSPEDAJES : le système officiel du Ministère de l’Intérieur espagnol pour la déclaration des voyageurs.
Afficher le numéro VUD sur toutes les annonces
Vérifier le régime fiscal applicable (résident / non-résident UE / hors UE)
Anticiper la TVA potentielle à 21 % si la loi est adoptée en 2026
Contactez un conseiller Terreta Spain

La location touristique en Espagne : glossaire des outils et textes de référence
- NRA / NRUA — Número de Registro de Alquiler Le numéro d’enregistrement unique attribué à chaque logement touristique en Espagne. Obligatoire depuis juillet 2025 pour publier sur toute plateforme en ligne. Il est obtenu via la VUD après enregistrement de la licence régionale. → Comment obtenir le NRA
- VUD — Ventanilla Única Digital de Arrendamientos Le Guichet Unique Numérique des Locations, créé par le Décret Royal 1312/2024. C’est la plateforme nationale où vous enregistrez votre bien pour obtenir le numéro NRA. Obligatoire depuis le 1er juillet 2025. → Ventanilla Única Digital
- SES.HOSPEDAJES Plateforme du Ministère de l’Intérieur espagnol pour la déclaration des voyageurs. Chaque propriétaire ou gestionnaire doit y transmettre jusqu’à 21 données par voyageur dans les 24 heures suivant l’arrivée. Obligatoire depuis décembre 2024. Exception : Catalogne (Mossos d’Esquadra) et Pays Basque (Ertzaintza) ont leurs propres systèmes. → SES.HOSPEDAJES → Page officielle Ministère de l’Intérieur
- VUT — Vivienda de Uso Turístico L’appellation officielle de la licence touristique en Andalousie, Communauté Valencienne, Madrid et dans la plupart des communautés autonomes. C’est le document régional qui autorise légalement la location touristique.
- HUT — Habitatge d’Ús Turístic L’équivalent catalan de la VUT. Licence touristique délivrée en Catalogne, soumise aux quotas du PEUAT à Barcelone.
- ETV — Estança Turística en Habitatge / ETVPL Licence touristique aux Îles Baléares. L’ETV concerne les maisons individuelles, l’ETVPL les appartements en immeuble collectif. Frais : 3 500 €. Valable 5 ans. Nouvelles licences ETVPL interdites depuis avril 2025.
- RTA — Registro de Turismo de Andalucía Le registre officiel du tourisme de la communauté autonome d’Andalousie. C’est auprès de ce registre que les propriétaires déposent leur déclaration responsable pour obtenir leur licence VUT. → Registro de Turismo de Andalucía
- PEUAT — Plan Especial Urbanístico de Alojamiento Turístico Le plan d’urbanisme spécial de Barcelone qui régule les hébergements touristiques. Il divise la ville en zones avec des règles très restrictives, bloquant quasi toutes les nouvelles licences en centre-ville. Les licences existantes ne seront pas renouvelées à partir de 2028-2029. → PEUAT Barcelone
- LPH — Loi sur la Propriété Horizontale La loi nationale qui régit les copropriétés en Espagne. Réformée par la Loi Organique 1/2025 du 2 janvier, elle permet désormais aux copropriétés d’interdire les locations touristiques par un vote à la majorité des 3/5, en vigueur depuis le 3 avril 2025. → Loi sur la Propriété Horizontale — texte consolidé → Loi Organique 1/2025 — la réforme
- Décret Royal 1312/2024 Le texte fondateur du Registre Unique des Locations et de la VUD, publié le 23 décembre 2024, en application du règlement européen UE 2024/1028. Il rend l’enregistrement national obligatoire depuis le 1er juillet 2025. → Décret Royal 1312/2024 — BOE
- Modelo 210 Le formulaire fiscal utilisé par les non-résidents pour déclarer leurs revenus locatifs en Espagne (IRNR). Annuel depuis 2024. Il sert aussi pour la renta imputada si le bien est vacant. → Modelo 210 — Agencia Tributaria
- Cédula de habitabilidad Le certificat d’habitabilité espagnol, qui atteste que le logement respecte les normes minimales de surface, d’équipement et de sécurité pour être habité. Document obligatoire pour obtenir une licence touristique dans toutes les régions.
- Alquiler de temporada La location temporaire, d’une durée de 1 à 12 mois. Elle n’est pas soumise à la réglementation touristique et ne nécessite pas de licence VUT. Alternative de plus en plus utilisée dans les grandes villes où les licences touristiques sont bloquées ou saturées.
FAQ — Location touristique en Espagne
La licence touristique est-elle obligatoire partout en Espagne ?
Oui, dans toutes les régions sans exception. Les appellations varient selon les communautés autonomes — VUT en Andalousie et à Valence, HUT en Catalogne, ETV aux Baléares — mais l’obligation est universelle depuis les réformes de 2025. Sans licence, vous vous exposez à des amendes allant de 2 000 € à 600 000 €.
Qu’est-ce que le numéro VUD et comment l’obtenir ?
C’est l’identifiant national obligatoire depuis juillet 2025 pour publier une annonce sur Airbnb, Booking ou Expedia. Sans ce numéro, les plateformes refusent la publication. Il s’obtient via la Ventanilla Única Digital de Arrendamientos, après enregistrement de votre licence régionale. Les deux sont obligatoires et complémentaires.
Qu’est-ce que SES.HOSPEDAJES ?
C’est le système officiel du Ministère de l’Intérieur espagnol pour la déclaration des voyageurs. Chaque fois qu’un touriste arrive dans votre logement, vous devez transmettre jusqu’à 21 données personnelles dans les 24 heures suivant son arrivée. L’envoi manuel n’est plus accepté depuis 2025. Exception : la Catalogne et le Pays Basque disposent de leurs propres systèmes.
Ma copropriété peut-elle m’interdire de louer aux touristes ?
Oui. Depuis la réforme de la Loi sur la Propriété Horizontale du 3 avril 2025, un vote à la majorité des 3/5 des copropriétaires suffit pour interdire ou restreindre la location touristique dans un immeuble. Les charges peuvent également être majorées jusqu’à 20 %. Avant tout achat dans un immeuble, consultez impérativement les procès-verbaux d’assemblée générale.
Quelle région est la plus favorable pour la location touristique ?
L’Andalousie hors Málaga saturée, Gandia, Murcie et les zones rurales offrent les procédures les plus accessibles. À l’opposé, les Baléares, Barcelone et le centre de Madrid sont les plus restrictifs. Gandia reste l’une des destinations les plus rentables et les plus accessibles réglementairement — ~10 % de rentabilité brute.
Peut-on encore investir pour faire de la location touristique à Barcelone ?
La situation est très défavorable. Le PEUAT bloque toutes nouvelles licences en centre-ville et les licences existantes ne seront pas renouvelées à partir de 2028-2029. Il vaut mieux s’orienter vers la location longue durée ou la location temporaire dans cette ville.
Quelles sont les sanctions en cas de location sans licence ?
Les amendes vont de 2 000 € à 600 000 € selon la région, avec suppression des annonces sur les plateformes et risque de poursuites pénales. À Valence, les amendes ont été multipliées par 7 en 2025. Depuis janvier 2026, les plateformes transmettent mensuellement les données de tous les biens actifs à l’Agencia Tributaria — le risque de contrôle n’a jamais été aussi élevé.
Y a-t-il des alternatives à la location touristique ?
Oui, trois alternatives méritent d’être étudiées. La location temporaire (alquiler de temporada, 1 à 12 mois) n’est pas soumise à la réglementation touristique et reste très flexible. À Valence, louer à partir de 11 nuits minimum permet également de contourner l’obligation de licence. Enfin, la colocation peut générer 30 % de rentabilité supplémentaire par rapport à une location classique, sans aucune contrainte de licence touristique.
La TVA va-t-elle s’appliquer aux locations touristiques ?
Une proposition de loi visant à instaurer une TVA de 21 % sur les séjours de moins de 30 jours dans les communes de plus de 10 000 habitants est en cours d’examen. Elle n’est pas encore adoptée à la date de mise à jour de ce guide — à surveiller de près car elle changerait considérablement l’équation économique de la location touristique.
Comment sont imposés les revenus de location touristique en Espagne ?
Pour les non-résidents UE/EEE, le taux est de 19 % sur le revenu net via l’IRNR. Pour les non-résidents hors UE, le taux est de 24 % sur le revenu brut. Pour les résidents fiscaux espagnols, les revenus s’intègrent au barème progressif de l’IRPF. La déclaration s’effectue via le Modelo 210 pour les non-résidents, annuellement depuis 2024.
Ce guide est fourni à titre informatif. La réglementation évolue rapidement, notamment à l’échelon municipal. Pour toute situation personnelle, consultez un conseiller juridique spécialisé.
Mis à jour en mars 2026.
Sources : Ventanilla Única Digital (gouvernement espagnol), Decreto Real 1312/2024, Loi organique 1/2025, données Idealista, Delaguía y Luzón, terretaspain.com
Pour aller plus loin :
- Notre fiche pratique sur le NRA (Número de Registro de Alquiler)
- Notre fiche pratique sur les étapes de l’achat immobilier en Espagne
- Comment obtenir ou acheter une licence touristique à Valence ?
- Le guide de fiscalité locative
Contactez un conseiller Terreta Spain
Vous envisagez plutôt de revendre votre bien ? Découvrez comment vendre en Espagne avec Terreta Spain.



